Projection cylindrique équidistante ou équirectangulaire (Equirectangular) :
C'est une projection cylindrique équidistante, mais ni équivalente ni
conforme. C'est la projection la plus simple possible,
car elle forme une grille de rectangles égaux. Elle est due à
Eratosthène (200 ans avant JC) et à
Marinus de Tyr (100
ans avant JC).
Elle préserve les distances
le long des méridiens, mais les pôles deviennent des segments horizontaux.
Méridiens et parallèles sont des droites orthogonales.
On peut aller jusqu'à 29° par
rapport au centre sans trop de déformations (moins de 15 %).
Elle n'est
pratiquement
jamais utilisée en cartographie.

Projection équirectangulaire
Crédit : Melita Kennedy
et Steve Kopp
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Projection plate carrée
ou projection cylindrique simple
Crédit : www.progonos.com-A.Furuti
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Planisphère de Cassini
projection cylindrique équidistante aspect transverse
créée par César F. Cassini en 1745
Crédit : www.progonos.com-A.Furuti |
La projection plate carrée est une variante très simple à construire, car elle est basée sur des carrés
égaux. Elle était courante autrefois. Les régions polaires sont moins déformées
que dans la projection de Mercator. Elle est utilisée pour les plans de ville,
les cartes indexées ainsi que pour les textures des planisphères numériques.
Projection de Mercator :
Projection de la surface terrestre sur un cylindre tangent à
l'équateur. Les coordonnées sont rectangulaires ; les parallèles sont de plus en
plus espacés vers les latitudes croissantes. L'échelle varie selon la
latitude.
Elle présente des distorsions
importantes, mais respecte les angles ce qui explique son utilisation en
navigation. En effet, la carte de Mercator représente par des droites la route à
cap constant des navigateurs (loxodromie). Si on veut aller du Havre à New York,
la loxodromie sera la ligne droite joignant ces deux ports. Si on veut suivre la
route la plus courte ou orthodromie, elle passe plus au nord avec 194 km de
moins.

Projection de Mercator
Elle augmente progressivement les surfaces de l'équateur vers les
pôles. En théorie, on peut aller jusqu'à plus ou moins 21° par rapport à l'équateur
sans trop de déformations (moins de 15 %). En réalité, elle ne peut être
utilisée qu'entre 45° de latitude nord et 45° de latitude sud ; les autres parties
de l'espace terrestre sont à exclure du fait de la distorsion trop importante
qu'elles présentent, même si certains cartographes ne se
privent pas d'aller plus loin ; par exemple, le Groenland, quatorze fois
moins étendu que l'Afrique, apparaît sur la carte de taille identique. Les pôles ne sont plus représentés par des points,
mais deviennent des régions immenses (car ils partent à l'infini).
En fait, la véritable projection de Mercator est peu utilisée (au
contraire de sa variante, la projection
UTM) :
Cartes marines et aéronautiques ; planisphères ayant pour thème la direction des vents
ou des courants océaniques, les fuseaux horaires ; cartes de l'Indonésie et
des Philippines.
Projection Mercator oblique d’Hotine :
Il s’agit d’une rotation oblique de la projection Mercator.
Développée pour la cartographie conforme des zones qui ne suivent pas une
orientation nord–sud ou est–ouest, mais qui sont orientées en oblique.
Projection de Miller :
Projection publiée par Osborn M. Miller en 1942. C'est
une variante de la projection de
Mercator. Les régions polaires subissent une déformation moins forte que
dans celle-ci. Cette amélioration est réalisée en réduisant la distance entre
les lignes de latitude à mesure qu'elles s'approchent des pôles. Cela réduit
donc la déformation des surfaces, mais entraîne une déformation des formes.
Les méridiens sont verticaux et disposés à intervalles égaux. Les parallèles
sont des droites horizontales, mais les intervalles augmentent en s'approchant
des pôles.
Les masses terrestres sont davantage étirées dans le sens Est/Ouest
que dans le sens Nord/Sud. Les angles ne sont justes que sur l'équateur.
La zone acceptable est cependant plus large que dans Mercator,
mais aussi décentrée vers le Sud.
Elle est
couramment utilisée pour les planisphères.

Projection de Miller
Mercator Universelle Transverse ou
UTM (Universal
Transverse Mercator) :
autres
appellations/variantes : projection cylindrique conforme de Lambert (1772,
perfectionnée par la suite), projection (conforme) de Gauss(1882)
Adoptée par de nombreux pays, en France, c'est le système MTU = Mercator Transverse
Universel qui est une application spécialisée de la projection de
Mercator transverse. Le méridien central est une droite ; l'équateur est une droite
perpendiculaire à la précédente. Les autres méridiens et parallèles sont des
courbes transcendantes (= non algébriques), orthogonales entre elles.
Le globe est divisé en soixante zones, chacune d’elles s’étendant sur six
degrés de longitude.

Universal Transverse Mercator (UTM) adoptée par
l'US Army en 1949
et Military Grid Reference System (MGRS)
MGRS est la norme standard utilisée par les armées de l'OTAN pour localiser des
points sur la terre.
Crédit : www.fmnh.helsinki.fi
Elle est très utilisée dans les
atlas pour la
représentation des latitudes moyennes et dans la cartographie
américaine : cartes topographiques de l'USGS
(United States Geographical Survey). Elle
facilite la représentation des pays très étendus en latitude mais pas en
longitude, comme le Chili par exemple. Elle est également utilisée pour les vols
passant près du pôle.
Projection
de Gauss-Krüger :
Cette projection (1912)
est similaire à la projection de Mercator, mais le cylindre est tangent le long
d’un méridien et non de l’équateur. Le résultat est une projection conforme sans
conservation des directions réelles.
Projections cylindriques équivalentes
Projection cylindrique équivalente de Lambert :

Projection cylindrique équivalente de Lambert
Crédit : Melita Kennedy et
Steve Kopp
Johann H. Lambert est le premier à l'avoir décrite en 1772.
Tous les méridiens et les parallèles sont des lignes droites perpendiculaires
Elle est peu utilisée, sauf pour les
régions équatoriales. La forme est fidèle le long de l'équateur, mais la
distorsion s'accentue considérablement près des pôles.
Projection cylindrique de Gall :
James Gall publie cette projection en
1855. Elle est très semblable à la version de Lambert, mais avec deux parallèles
fondamentaux à 45°N et 45°S.

Projection cylindrique orthographique de Gall
Crédit : www.progonos.com-A.Furuti
Ci-dessous, les surfaces du Pôle Sud sont
déformées, malgré la tentative de leur conservation en les divisant en trois. On
notera la double présence du continent Américain s'expliquant par la volonté de
fermer les océans.

Projection de Gall
Projection de Peters ou plutôt de Gall-Peters :
Projection cylindrique équivalente avec deux parallèles fondamentaux (45° latitudes nord
et sud). On ne peut pas mesurer les longueurs, mais en revanche, son grand
intérêt est que l'on peut comparer les surfaces sur tout le planisphère.
La projection de l'historien
allemand Arno Peters,
" créée " en 1967,
est une copie/variante de la projection orthographique
de Gall de 1855.
Les formes sont aplaties dans le sens des parallèles. Si l'hémisphère Nord et
l'Arctique semblent écrasés, l'Amérique latine, l'Afrique et l'Australie
s'allongent démesurément. On peut aller jusqu'à 22° par rapport à l'équateur sans trop de
déformations (moins de 15 %).
Sa création est
originale : une ONG, lors d'une campagne mondiale
contre la faim, organisa un appel d'offre pour la conception d'une nouvelle
projection répondant à un cahier des charges précis : le lecteur devait voir
l'Afrique et l'Asie beaucoup plus " maigres " que les pays occidentaux riches.
C'est une projection " anti-Mercator "
employée pour redonner aux pays intertropicaux leur taille réelle. Elle n'est
plus guère à la mode.

Projection de Peters
Voir aussi : le site officiel
The Peters Projection
Projection cylindrique équivalente de Behrmann :

Projection de Behrmann
Crédit : Melita Kennedy et
Steve Kopp
W. Behrmann présenta cette projection en 1910. Elle est bien adaptée uniquement aux planisphères.
Les surfaces sont conservées, mais les directions et les distances sont
déformées.
Autres projections cylindriques équivalentes :
 Projection
d'Edwards
Trystan Edwards
(1953)
Crédit : www.progonos.com-A.Furuti |
 Projection
de Tobler et Chen
(1986)
Crédit : www.progonos.com-A.Furuti |
 Projection
de Hobo-Dyer
(2002)
Crédit : www.progonos.com-A.Furuti |
Les deux parallèles fondamentaux sont soulignés.
Projections cylindriques stéréographiques
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Projection (cylindrique)
stéréographique de Gall
James Gall (1885)
Crédit : www.progonos.com-A.Furuti |

Projection (cylindrique)
stéréographique de Braun
Carl Braun (1867)
Crédit : www.progonos.com-A.Furuti |
Projection cylindrique centrale

Projection de Wetch
Créateur inconnu, utilisée par J. Wetch au XIX° siècle
Crédit : www.progonos.com-A.Furuti
Page modifiée le 10/12/2008
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